 |
Annuaire
Contacts |
|
|
Pharmacocinétiques
Accès direct au chapitre:
Activités
L'équipe pharmacocinétique étudie la pharmacocinétique
(PK) des médicaments vétérinaires et les relations
pharmacocinétiques/pharmacodynamiques (PK/PD) aussi
bien dans le cadre classique (expérimental) que dans un cadre
populationnel (sur le terrain). Les recherches sont à
la fois théoriques (PK de population) et appliquées
à certaines classes de médicaments (antibiotiques,
antiparasitaires, anti-inflammatoires) ou d'hormones (cortisol,
hormones de croissance
).
La PK de population est une priorité disciplinaire de
l'Unité et elle a pour objet de décrire, comprendre
et prédire la variabilité inter-individuelle dans l'exposition
et la réponse aux médicaments. Par essence, son objet
d'étude est le patient et non le sujet sain. La PK de population
quitte le laboratoire (situation expérimentale) pour aller
sur le terrain (situation d'observation). Cela implique de mettre
en uvre des protocoles dans les conditions réelles d'utilisation
des médicaments (notamment lors des essais cliniques).
Sur le plan pratique, les données obtenues sur le terrain le
sont sur de très nombreux animaux, mais avec une seule ou peu
d'observations par animal. Cela pose des problèmes théoriques
pour les stratégies d'échantillonnage et l'analyse des
données. Ces problèmes font l'objet d'études
théoriques par les biométriciens de l'Unité avec
des recherches sur le modèle non-linéaire à
effets mixtes (D. Concordet & O. Nunez, 2001).
La pharmacocinétique vue sous un angle plus traditionnel permet
de documenter des problèmes thérapeutiques, hygiéniques
ou d'écotoxicologie. A titre d'exemple, l'équipe a entrepris
en ensemble d'essais sur les formulations dites "pour-on"
d'ivermectine avec la mise en évidence du comportement
social des bovins (allo- et hétéro-léchage)
comme facteur essentiel dans la disposition de l'ivermectine (Laffont
et al 2002, (PubMed,
PDF))
L'influence de l'insuffisance rénale sur la disposition
des médicaments est étudiée grâce à
un modèle chirurgical d'insuffisance rénale, graduable,
et capable d'explorer les répercussions du dysfonctionnement
rénal sur l'élimination des médicaments ou de
leurs métabolites (Lefèbvre et al, 2001 (PubMed),
Toutain et al 2000 (PubMed,
PDF)).
L'évaluation des fonctions rénales, normales ou altérées,
nous a conduit à proposer une nouvelle approche de mesure des
clairances rénales (Laroute et al, 1999 (PDF)).
Avec la cinétique de population, les approches dites
PK/PD représentent la principale avancée conceptuelle
de la pharmacocinétique. Le but ultime de la modélisation
PK/PD est de déterminer in vivo, des paramètres qui
sont traditionnellement déterminés in vitro comme la
concentration plasmatique efficace 50%(EC50). L'intérêt
majeur de cette approche est de reconnaître qu'une dose, sur
le plan mécanistique, a trois déterminants : la clairance
plasmatique, l'EC50 et la biodsiponibilité :
Dose efficacité 50% =
(Clairance * EC50) /
Biodisponibilité
la détermination d'une dose peut donc se
faire de façon rationnelle en mesurant séparément
une clairance plasmatique, une EC50 et la biodisponibilité
et pas simplement par des essais de type titration de dose. Il est
à noter que les approches PK/PD permettent des extrapolations
(d'une voie d'administration à l'autre, d'une formulation à
une autre) et qu'elles offrent un outil naturel pour extrapoler les
résultats de l'in vitro à l'in vivo (ex.:
pour les antibiotiques) (pour en savoir plus : Toutain 2002 (Full
Text); Toutain et al, 2002).
Ce type d'approche (avec la comparaison des résultats obtenus
par les techniques classiques de dose-titration) a été
largement exploré avec les AINS (comme le nimésulide
(Toutain & Cester, 2001 (PubMed))
et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (enalapril, benazepril)
(Toutain et al, 2000 (PDF,
PubMed)).
L'équipe a proposé une approche PK/PD pour définir
une politique scientifique applicable au contrôle antidopage
des chevaux (Toutain & Lassourd, 2002 (PubMed)).
|
Composition
|