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Mycoplasmoses des ruminants, pathologie mammaire et sécurité du lait

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Activités

Les mycoplasmes sont des bactéries dépourvues de paroi et dotées d'une capacité de codage restreinte. Chez l'homme et l'animal, plusieurs espèces de mycoplasmes sont à l'origine de maladies qui sont souvent de type chronique et qui affectent principalement les voies respiratoires, les articulations et l'appareil reproducteur (au sens large). L'importance des mycoplasmes en médecine vétérinaire a été longtemps sous-estimée à cause des difficultés techniques liées à leur isolement et leur identification. Il est actuellement clairement établi que de nombreuses espèces de mycoplasmes sont à l'origine de pathologies graves qui engendrent des pertes économiques considérables reconnues depuis longtemps dans les filières porcine, aviaire et plus récemment dans les filières bovine, ovine et caprine.
Le contrôle des infections à mycoplasmes reste un problème important. En effet, il est inexistant pour un bon nombre de mycoplasmoses, souvent délétères, et s'avère encore insuffisant pour celles qui bénéficient d'une prophylaxie. Ces manques reflètent l'absence d'outils d'investigations nécessaires à la compréhension du schéma épidémiologique de ces mycoplasmoses et à l'identification des facteurs impliqués dans l'interaction hôte-mycoplasme, données indispensables à l'organisation d'une prophylaxie raisonnée et adaptée (sanitaire et/ou vaccinale). Les axes de recherches développés par l'équipe ont pour vocation de pallier ces manques et concernent plus particulièrement M. agalactiae et M. bovis, deux espèces phylogénétiquement proches qui sont pathogènes pour les petits et les grands ruminants, respectivement.

Les projets en cours incluent entre autres (i) le séquençage et l'analyse du génome de M. agalactiae (en collaboration avec le génoscope et l'UMR-1090, INRA-Université de Bordeaux II), (ii) le développement de vecteurs de gènes pour la mutagenèse et la complémentation (en collaboration avec l'Université Vétérinaire de Vienne et l'UMR-1090), et (iii) l'étude de la diversité génétique des souches de M. bovis et M. agalactiae pour le développement de d'outils de biotypage et de diagnostic (en collaboration avec l'AFSSA-Lyon). Les études portent également sur certains antigènes de surface fortement immunogènes, dont l'expression est hypervariable ou stable. Des volets plus finalisés, en contact étroit avec le terrain, continuent d'être développés (développement d'outils épidémiologiques et de diagnostic, contrôle sanitaire).

Par ailleurs, l'équipe travaille sur les mammites ovines dites "classiques" et la sécurité du lait. Ces travaux portent sur le dépistage et la maîtrise des infections mammaires, et, pour les staphylo-entérotoxicoses (intoxications par les toxines de S. aureus), sur la contamination du lait et son évolution lors de transformation fromagère.

Les infections mammaires représentent une dominante pathologique des ruminants laitiers. Le dépistage et la maîtrise des infections mammaires s'inscrivent dans un contexte général de maîtrise de la qualité du lait, matière première pour la transformation fromagère industrielle ou artisanale. Chez les petits ruminants, les infections mammaires sont essentiellement dues à des staphylococques, dont Staphylococcus aureus.
Les travaux de l'équipe ont permis de proposer des seuils physiologiques et pathologiques de concentrations des cellules somatiques (CCS) du lait utilisés pour le dépistage des infections mammaires subcliniques de la brebis laitière.
La sélection des femelles laitières prend désormais en compte la résistance aux mammites et vise une diminution linéaire des CCS. L'équipe est impliquée dans le programme Génoma (Génomique fonctionnelle de la réponse de la glande mammaire à une infection bactérienne) dans lequel, notamment, des infections mammaires expérimentales par S. aureus sont conduites pour étudier les réponses inflammatoires et immunitaires chez des brebis ayant fait l'objet d'une sélection divergente sur le critère CCS.

Les toxi-infections alimentaires collectives par les produits laitiers sont le plus souvent (environ 75 %) dues à la présence d'entérotoxines staphylococciques produites au cours de la fabrication des produits.
L'estimation des risques associés à la présence de S. aureus producteurs d'entérotoxines (et, secondairement, d'autres bactéries pathogènes) dans le lait et les fromages de brebis fait l'objet de travaux en élevage et au laboratoire.
Les souches bactériennes isolées du terrain sont analysées à l'aide de différentes méthodes (bactériologie classique, PCR, électrophorèse en champs pulsés,...) afin d'en caractériser le potentiel pathogène et de "tracer" la contamination. Enfin, la croissance et les conditions de toxinogénèse des principales souches pathogènes sont étudiées dans le lait et dans des fabrications expérimentales.

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Composition
Publications

Publications 2000-2005 (.pdf )

A lire
  • Mycoplasmas : Molecular biology, pathogenicity and strategies for control. Horizon Bioscience.
  • Couverture du livre
    Table des matières (.pdf)

  • "Principales maladies infectieuses et parasitaires du bétail. Europe et Régions chaudes".
    P.C. Lefèvre, J. Blancou et R. Chermette coordinateurs.
    Editions Tec et Doc - Lavoisier.
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    Collaborations et liens
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    Contacts
    Pr. X. berthelot

    Tel: +33(0)5 61193857
    Dr. Citti

    Tel: +33(0)5 61193857

    UMR 1225 INRA-ENVT
    Ecole Nationale Vétérinaire
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    BP 87614
    31076 Toulouse Cedex 3
    France
    Fax: +33 (0)5 61193273

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