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ACTUS SCIENTIFIQUES


Les scientifiques de l’équipe « Pathogénie et commensalisme des entérobactéries » de l’IRSD présents au Symposium international VTEC 2018.

 

Quatre scientifiques, membres de l’équipe « Pathogénie et commensalisme des entérobactéries » de l’Institut de Recherche en Santé Digestive (IRSD - UMR INSERM/INRA/ENVT/UPS) étaient présents au 10ème Symposium international VTEC 2018 qui s'est tenu du 6 au 9 mai à Florence en Italie.

Ce Symposium international sur les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) réunit tous les trois ans des scientifiques de diverses disciplines venant du monde entier.

VTEC est un excellent rendez-vous pour acquérir de nouvelles connaissances sur les évolutions scientifiques et techniques sur ces bactéries pathogènes qui colonisent les animaux (les ruminants en particulier), contaminent l’environnement et diverses catégories d’aliments et causent des infections parfois graves chez l’Homme et plus particulièrement chez les jeunes enfants.

 

L’équipe « Pathogénie et commensalisme des entérobactéries » de l’IRSD, spécialisée dans l’évaluation des risques pour la santé publique liés à la transmission de ces dangers bactériens à potentiel zoonotique dans le cadre d’une approche intégrée « One Health », y a présenté certains de ses travaux.

Ces derniers étaient reliés à quatre thématiques abordées dans l’équipe (voir FIGURE ci-après), à savoir :

  • la circulation des EHEC dans les élevages : présentation d’une communication affichée (Docteur Frédéric Auvray) sur les premiers résultats de prévalence d’E. coli entérohémorragiques (EHEC) chez le veau de boucherie obtenus en France ;
  • la colonisation digestive des ruminants par les EHEC : présentation d’une communication affichée (Docteur Delphine Bibbal) sur le développement en animalerie confinée A3 d’un modèle de portage digestif et d’excrétion fécale d’EHEC chez le jeune bovin, qui permettra de tester différents mesures de maîtrise utilisables en élevage ;
  • la circulation des E. coli pathogènes dans l’environnement : présentation d’une communication affichée (Docteur Maryse-Michèle Um) sur la détection d’EHEC et d’E. coli entéropathogènes (EPEC) dans les eaux usées urbaines et les effluents d’abattoirs et leur possible dissémination dans l’environnement ;
  • la virulence des EHEC : présentation d’une communication affichée (Docteur Laure David) sur le rôle des vésicules extracellulaires d’EHEC dans la modulation du processus autophagique et inflammatoire dans les cellules eucaryotes.

 

(de gauche à droite) : Frédéric Auvray, Ingénieur de recherche de l’ENVT (IRSD) - Delphine Bibbal, Maître de conférences en hygiène et industrie des aliments de l’ENVT (IRSD jusqu’en décembre 2017, depuis le 1er janvier 2018 a rejoint l’UMR InTherRes) - Maryse-Michèle Um, Post Doc ENVT (IRSD) - Laure David, Maître de conférences en hygiène et industrie des aliments de l’ENVT (IRSD).

 

FIGURE : Flux d’EHEC entre l’animal, l’environnement et l’homme : axes de recherche des chercheurs de l’ENVT membres de l’IRSD.

STEP = STation d'EPuration des effluents et eaux usées

 

 

Ce symposium a été l’occasion de nombreux échanges fructueux. Il a permis aux chercheurs de l’ENVT de renforcer leurs relations avec leurs partenaires internationaux et de nouer de nouveaux contacts en vue de futures collaborations.

Le lieu du prochain symposium, VTEC 2021, est déjà connu, il s’agit de Banff au Canada.

 

 

A propos de l’équipe 2 « Pathogénie et commensalisme des entérobactéries » de l’Institut de Recherche en Santé Digestive (IRSD -  INSERM UMR 1220, INRA UMR 1416, ENVT, Université Toulouse 3 Paul Sabatier)

L’équipe « Pathogénie et Commensalisme des Entérobactéries » développe une approche intégrée « One Health » afin d’évaluer les risques pour la santé publique liés à la transmission de dangers bactériens à potentiel zoonotique via les animaux de rente ou de compagnie, les aliments d’origine animale ou via l’environnement. En partenariat avec d’autres organismes de recherche, le CHU de Toulouse, l’ENVT, des opérateurs professionnels de l’élevage et des industries de transformation des produits animaux et des laboratoires de référence, l’équipe conduit des travaux visant à caractériser les populations de Escherichia coli (commensales et pathogènes) circulant au sein du réservoir animal (notamment les ruminants domestiques, le chien et le chat) et environnemental (en particulier les effluents et sous-produits d’origine animale, mais aussi les eaux usées d’origine humaine), ainsi que chez l’homme.

Ces travaux incluent une caractérisation fine des souches animales et environnementales isolées vis-à-vis de leurs répertoires de gènes de virulence et de gènes de résistance aux antibiotiques, afin d’évaluer les risques pour l’homme et de pouvoir proposer à terme des méthodes et outils pour leur gestion.

Pour ce faire, l’équipe s’appuie sur une approche multidisciplinaire (microbiologie, biologie moléculaire et cellulaire, immunologie, physiologie intégrée), sur l’utilisation de modèles animaux (notamment au sein d’une animalerie confinée A3), et sur sa proximité avec la plateforme Genotoul (analyse de génomes complets et de métagénomes ; whole genome sequencing) et l’Equipex ANINFIMIP. S’appuyant sur le CHU et le Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire de Toulouse, l’équipe s’efforce d’établir les liens entre l’expression clinique, le contexte épidémiologique et les gènes de virulence et de résistance aux antibiotiques.

La finalité est de mieux comprendre les infections à E. coli à la fois chez l’homme et l’animal et de juger du risque zoonotique engendré au travers d’outils novateurs. Enfin, l’équipe contribue aux réflexions sur les thérapies alternatives aux antibiotiques et à l’évaluation de leur efficacité clinique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Date de publication: 
Mardi, 29 Mai, 2018