S'identifier

RECHERCHE


Publication de l'Anses avec la participation d'Emilie Bouhsira (parasitologie) et de Timothée Vergne (santé publique vétérinaire).

Rôle des arthropodes dans la transmission de la peste porcine africaine

Publication de l'Anses issue d'un travail d'expertise collective auquel ont participé activement 2 enseignants-chercheurs de l'ENVT : Emilie Bouhsira (parasitologie) et Timothée Vergne (santé publique vétérinaire).

L'objectif de ce travail était de réaliser un état des connaissances sur les arthropodes susceptibles de transmettre le virus de la peste porcine africaine et d'évaluer le risque de transmission du virus par ces arthropodes au sein des populations de porcs, de sangliers, entre sangliers et porcs d’élevage, ou entre élevages de porcs.

D’après l’expertise réalisée, le scénario correspondant à la probabilité la plus élevée de transmission vectorielle du virus de la peste porcine africaine correspond à un vide sanitaire après dépeuplement d’un élevage de porcs infectés.

Aussi, l’Anses souligne l’importance d’associer à un dépeuplement d’élevage, motivé par une présence de virus de la PPA, une désinsectisation dans une fenêtre temporelle proche du vide sanitaire.

A défaut, les arthropodes vecteurs qui vivaient autour de l’élevage, et donc potentiellement contaminés par le virus de la PPA sont susceptibles de migrer dans un autre élevage ou la faune sauvage et de propager le virus.

De plus, l’Agence rappelle que les réponses apportées dans le présent rapport présentent un niveau d’incertitude modéré à élevé en raison, d’une part, d’un nombre limité d’études scientifiques disponibles (sur la compétence et la capacité vectorielle des vecteurs hématophages en lien avec le virus de la PPA, sur la quantité de virus présente dans et sur les vecteurs potentiels…) et, d’autre part, de la variabilité de nombreux facteurs pouvant influencer la transmission du virus de la PPA (le type d’élevage, le niveau de biosécurité dans l’élevage…).

Des recherches complémentaires sont donc nécessaires, notamment pour étudier la dose infectante et la compétence vectorielle des différents vecteurs présents en France métropolitaine.

Enfin, l’Agence rappelle que la surveillance des vecteurs nécessiterait d’être développée.

En effet, la mise en place d’un dispositif de surveillance des vecteurs (moustiques, stomoxes, tiques…) à l’échelle nationale permettrait de mieux connaître leur bio-écologie, d’anticiper des situations à risque et d’adapter les mesures de prévention et de gestion des risques.

Retrouvez la publication complète ici  : https://www.anses.fr/fr/system/files/SABA2019SA0028Ra.pdf

 

 

 

 

 

 
Date de publication: 
Lundi, 18 Mai, 2020